L’ONU : une blague institutionnelle

La mort du reporter de France2 Gilles Jacquier en Syrie est avant tout un drame humain, mais c’est également une preuve évidente de la bêtise navrante de ces technocrates, déconnectés de toutes réalités, que sont les membres des Nations-unies.

Leurs conférences et leurs tables rondes inutiles n’endiguent en rien les massacres permanents perpétrés à l’encontre du peuple syrien. Cette organisation qui carbure au superflu, qui délègue ses pouvoirs à ces monstres de l’OTAN (la résolution permettant la guerre en Libye est le dernier exemple en date) n’est pas digne de se revendiquer comme rempart pour la survie des droits humains fondamentaux. L’ONU ou cette grosse blague institutionnelle, elle qui se fait dicter ses actions par les lobbys pharmaceutiques et qui surtout assiste sans réaction aux scènes effarantes de peuples se faisant massacrer par leurs despotes.

Pourtant cette organisation possède une armée à sa charge, professionnelle car prélevée dans les différentes forces militaires des Etats membres, mais excepté la guerre de Corée (1950-1953) soit il y a plus de 50 ans, les « Casques bleus » n’ont jamais réellement servi. Leur passivité face aux massacres au Rwanda et en Bosnie, où cette force armée se trouvait devant le fait accompli, avec la possibilité de réagir mais sans l’autorisation de tirer, est un exemple de plus de l’inutilité de cette composante de l’ONU, du moins maniée comme telle.

Qu’on soit pour ou contre le droit d’ingérence, cette farce orchestrée par des bureaucrates détachés de toutes aspirations politiques a de quoi faire en sorte que ce bon Roosevelt se retourne dans sa tombe. L’argument typique, déblatéré sans cesse par ces pucelles de la diplomatie, « comme quoi la géopolitique régionale » empêcherait toute action dans le pays est sans aucune consistance quand on voit que l’alliance « Damas-Téhéran-Hezbollah » s’est écroulée comme leurs préjugés indignes de toute responsabilité politique et morale. Cette crainte face à une potentielle riposte des mollahs et des extrémistes libanais (dans le cadre d’une alliance connue par l’ensemble du monde géopolitique) n’est plus valable quand on voit les critiques acerbes de  Mahmoud Ahmadinejad à l’encontre du président Syrien Bachar Al Assad, pourtant de loin l’un de ses plus fidèles alliés. Le monde est d’accord, la Ligue arabe est d’accord (ses résolutions le prouvent) , les chiites sont d’accord (l’Iran), alors attaquons afin de préserver de ce qu’il nous reste de notre dignité. Le trac n’a pas sa place dans le monde moderne. Comme le dit ce bon André Glucksmann, patriarche du droit d’ingérence : « Silence on tue ».

Nathan Cahn

Lien : article 42 de la charte des Nations Unies :
« Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l’Article 41 seraient inadéquates ou qu’elles se sont révélées telles (règlement pacifique des conflits), il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu’il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d’autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations-unies. »

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Etudiant Parisien en droit et en journalisme. Partial mais juste La vingtaine Elève de l'ESJ Paris et de la Sorbonne Paris I (L2 Droit) Armé d'ambitions Aime le Whisky

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