Assez de lire, entendre ou voir dans les médias des termes qui ne vous disent rien, ou pas grand chose ? Politique.com est là pour vous aider avec ce lexique maison, et, aussi, n’hésitez pas à utiliser la fonction « commentaires » si questions ou suggestions :*)

Pour trouver le mot de votre choix : Ctrl + F (pressez simultanément la touche Ctrl et la touche F). Une fenêtre de saisie apparaît en haut-droite de l’écran.

  • Abstention : le fait pour un électeur de ne pas participer à une élection ou à un référendum ; on obtient le nombre d’abstentions en calculant la différence entre le nombre d’électeurs inscrits et le nombre de votants.
  • Alternance : phénomène de remplacement d’une majorité par une autre de tendance politique opposée à la suite d’une élection.
  • Amendement : modification de tout ou partie d’une loi ou projet de loi.
  • Anticonstitutionnel : qui n’est pas conforme à la Constitution.
  • Appareil (d’un parti politique) : ensemble des structures organisationnelles permanentes assurant le bon fonctionnement d’un parti.
  • Apparentement : forme d’accord électoral parfois utilisé dans un scrutin dit « de liste » et permettant d’agréger les suffrages se reportant sur des candidats/ listes différents mais partageant des orientations communes, ce afin de dégager ensemble une majorité.
  • Arrêté : décision émanant d’une autorité administrative (Ministre, Préfet, Maire).
  • Arrondissement : 1. division administrative départementale, aujourd’hui la circonscription du sous-préfet ; 2. subdivision de certaines communes françaises (Paris, Lyon, Marseille).
  • Assemblée (régime d’) : système institutionnel dans lequel tous les pouvoirs procèdent d’une assemblée élue au suffrage universel direct, assurant la prépondérance du Législatif au détriment de l’Exécutif.
  • Assemblée constituante : assemblée ayant pour charge d’élaborer une constitution.
  • Assemblée nationale : 1. dénomination de l’assemblée élue au suffrage universel direct sous la IVème et Vème République ; 2. réunion commune des députés et sénateurs chargée d’élire le président de la République.
  • Autoritaire (régime) : système caractérisé par l’absence de partage/ contrôle des pouvoirs, de légitimité et de privation de tout ou partie des libertés publiques.

  • Ballotage : se présente parfois à l’issue du premier tour d’une élection au scrutin majoritaire, quand aucun des candidats en lice n’a pu dégager de majorité absolue nécessaire à son élection. Il est alors procédé à un second tour à la majorité relative.
  • Bicamérisme (ou bicaméralisme) : division du Parlement en deux chambres distinctes. En France, le Parlement comprend l’Assemblée nationale et le Sénat.
  • Bicéphalisme : exécutif « à deux têtes » composé de deux autorités individuelles, le chef de l’Etat et le chef du gouvernement.
  • Bipartisme : situation caractérisant la vie politique d’un pays où seuls deux grands partis exercent une influence réelle et sont susceptibles d’accéder à l’exercice du pouvoir (ex : Etats-Unis).
  • Bulletin de vote : matérialisation d’une participation à un scrutin d’un titulaire du droit de voter.
  • Bloc de constitutionnalité : en droit français, ensemble des normes de valeur constitutionnelle, celles-ci étant sous la « protection » du Conseil constitutionnel.
  • Bonapartisme : à la fois courant politique et forme de gouvernement issu du Premier et Second Empire, le bonapartisme est au sens strict une mouvance politique visant à placer à la tête de l’État français un membre de la lignée napoléonienne.
  • Au sens large, il désigne la doctrine politique du fondateur de la dynastie et de ses successeurs (notamment Napoléon III), caractérisée par un républicanisme autoritaire et centralisateur, dont la légitimité repose directement sur le peuple (plébiscite) plutôt que sur la représentation.
  • Bureau politique (ou politbüro) : nom donné à l’organe exécutif de certains partis politiques, principalement communistes (Ex : Chine, Ex-URSS).

  • Cabinet : 1. ensemble des ministres sous la responsabilité du président du Conseil sous les IIIème et IVème République ; 2. sous la Vème, le cabinet ministériel désigne les collaborateurs d’un ministre en exercice.
  • Canton : division administrative, circonscription d’un conseiller général.
  • Cens : montant de revenu ou d’imposition nécessaire pour être électeur ou éligible dans un élection au suffrage censitaire.
  • Censure (motion de) : procédé à l’initiative des députés (article 49-2 de la Constitution) de mise en jeu de la responsabilité du gouvernement en régime parlementaire. N’a abouti qu’une seule fois (1962 contre Georges Pompidou).
  • Chambre des députés : en France, nom porté par la chambre basse pendant la Restauration, la Monarchie de Juillet et la IIIème République.
  • Circonscription (électorale) : division du territoire national servant de cadre géographique à une élection.
  • Cohabitation : période de discordance entre majorité présidentielle et majorité parlementaire sous la Vème République (3 fois depuis 1958 : entre 1986 et 1988 ; 1993 et 1995 ; 1997 et 2002).
  • Communes : collectivités territoriales de base de l’organisation administrative française et gérées selon un régime juridique en principe uniforme par un conseil municipal et un maire. En France métropolitaine, il existe plus de 36 000 communes (90% ont moins de 2000 habitants dont 60% en ont moins de 500).
  • Congrès : sous la Vème République, réunion à Versailles des deux chambres (Assemblée nationale et Sénat) pour une éventuelle révision de la Constitution.
  • Conseil de la République : sous la Vème République, nom donné à la chambre haute (Sénat).
  • Conseil des ministres : réunion de l’ensemble des membres du gouvernement (ministres et parfois secrétaires d’Etat) sous la présidence du Chef de l’Etat.
  • Conseil d’Etat : juridiction la plus élevée de l’ordre administratif, il est à la fois juge de premier ressort de certains litiges, juge d’appel de certains jugements des Tribunaux administratifs et juge de cassation. En matière administrative, sa principale attribution est d’émettre des avis sur les questions ou sur les projets de textes dont il est saisi par le Gouvernement.
  • Constitution : loi fondamentale régissant de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein d’un même espace politique (forme de l’Etat, droits et libertés fondamentales…).
  • Constitutionnalité : conformité d’un texte à la Constitution ; sous la Vème République, son contrôle est assuré par le Conseil constitutionnel.
  • Contreseing : signature par un ou plusieurs ministres de certains actes du Premier ministre ou du président de la République, véritable endossement de la responsabilité politique de l’acte contresigné (voir irresponsabilité).
  • Cooptation : choix d’un individu par ses pairs pour l’exercice d’une charge.
  • Cumul (de mandats) : détention simultanée d’un mandat national et d’un ou plusieurs mandats locaux.
     
  • Décentralisation : transfert de certaines compétences de l’État à des collectivités territoriales, autonomes financièrement et juridiquement du pouvoir central.
  • Déconcentration : transfert du pouvoir de décision, agents et compétences depuis une administration centrale ou une collectivité locale vers les services déconcentrés (réputés plus proches des usagers) appartenant à la même entité organisationnelle.
  • Décret : acte administratif émanant soit du président de la République soit du Premier ministre.
  • Décret-loi : décret du gouvernement pris en vertu d’une habilitation législative dans un domaine relevant normalement de la compétence du Parlement, et possédant force de loi. Cette pratique est caractéristique de la IIIème et la IVème République.
  • Délibération : acte administratif issu d’une autorité collégiale (conseils municipal, général, régional).
  • Démocratie : « gouvernement du peuple par le peuple » qui suppose l’identification des gouvernants et des gouvernés.
  • C’est un régime dans lequel tous les citoyens possèdent à l’égard du pouvoir un droit de participation (vote) et un droit de contestation (liberté d’opposition). Elle peut être directe (prise de décision par les citoyens eux-même), représentative (le pouvoir est confié par les citoyens à des représentants élus du suffrage universel), libérale (élections libres avec pluralité des partis politiques), populaire (parti unique)…
  • Désistement : retrait d’un candidat suivi d’un appel aux électeurs à voter pour un autre candidat au cours d’un scrutin à deux tours.
  • Dictature : régime autoritaire et anti-démocratique issu d’un coup de force.
  • Dissolution (droit de) : possibilité offerte à l’exécutif de mettre fin avant terme au mandat d’une assemblée parlementaire. Ce droit de dissolution contrebalance le droit pour le Parlement de mettre en jeu la responsabilité politique du Gouvernement.
  • Documents administratifs : les fonctionnaires de l’Etat sont astreints à une obligation de discrétion à l’égard des informations qu’ils possèdent à raison de leurs fonctions, obligation parfois renforcée en secret professionnel pénalement sanctionné. Une dérogation à ce principe a été apportée par la loi du 17 juillet 1978 instituant la règle de la « liberté d’accès aux documents non nominatifs » lorsque l’information est contenue dans un document administratif.
  • Droit constitutionnel : ensemble des règles juridiques d’organisation et de fonctionnement des pouvoirs publics ou, plus précisément, du pouvoir politique de l’Etat tel qu’il est mis en place par la Constitution.
  • Droit privé : ensemble des règles qui régissent les rapports entre les personnes privées, physiques ou morales ainsi que certaines de leurs relations avec l’État ou l’Administration.
  • Droit public : ensemble des règles régissant les rapports de droit dans lesquels interviennent l’État et ses agents.

  • Electeur : individu ayant la capacité électorale, à savoir le droit de voter.
  • Election : choix par les citoyens de certains d’entre eux pour la conduite des affaires publiques et ainsi d’affirmer indirectement une orientation politique. 1. élections générales : celles qui interviennent en cas de fin collective du mandat d’une assemblée (expiration normale des pouvoirs ou dissolution) ; 2. élection partielle : celle qui intervient en cas de vacance individuelle d’un siège. La Constitution de 1958 limite les élections partielles avec l’institution des suppléants ; les deux principaux cas sont la démission et l’annulation d’une élection par le Conseil constitutionnel.
  • Electorat : droit ou fonction d’électeur.
  • Eligibilité : ensemble des conditions juridiques nécessaires pour se porter candidat à une élection.
  • Empêchement (électoral) : situation dans laquelle se trouve un candidat confronté à l’impossibilité de mener sa campagne électorale et d’exercer la charge sollicitée (différent de l’inégibilité).
  • Equilibre (des pouvoirs) : organisation précise des pouvoirs de manière à ce qu’aucun d’entre eux ne puisse avoir une suprématie durable sur les autres.
  • Exécutif (pouvoir) : 1. fonction consistant à définir la politique générale d’une nation et assurer l’exécution des lois. Cette fonction exécutive a une vocation d’impulsion, d’animation et de direction générale de l’Etat ; 2. organe (ou ensemble d’organes : Chef de l’Etat, Cabinet ministériel) appelé aussi le Gouvernement, qui exerce la fonction exécutive et se différencie de l’assemblée ou Parlement par le nombre restreint de ses membres. L’exécutif peut être monocratique (confié à un seul homme : roi, dictateur, président de la République en régime présidentiel), collégial (ou parfois réduit à deux hommes « égaux » : consuls romains), directorial (confié à un petit groupe d’hommes ; Directoire de la Constitution de l’an III, Conseil fédéral suisse), dualiste (confié à la fois à un homme, le Chef de l’Etat, et à un comité, le Cabinet ministériel ; structure caractéristique de l’exécutif en régime parlementaire).
 —
  • Fonction publique : 1. au sens large, ensemble du personnel permanent de l’Etat et des collectivités territoriales, composé de catégories d’agents relevant de régimes juridiques variés ; 2. de manière plus restrictive et plus « juridique », situation de l’ensemble des agents de l’Etat et des collectivités territoriales ayant la qualité juridique de fonctionnaires et soumis au principe d’unicité de la Fonction publique d’Etat et de la Fonction publique des collectivités territoriales.Le passage de l’une à l’autre est possible en fonction des aptitudes du fonctionnaire et des besoins d’affectations des administrations concernées.
  • Garde des sceaux : titre porté par le ministre de la Justice dont l’origine remonte à l’Ancien Régime (les sceaux royaux étaient confiés au chancelier d’alors, d’où le terme « chancellerie » pour désigner le ministère de la Justice).
  • Gouvernement : 1. action ou manière de gouverner ; 2. organe collégial en charge de l’exécutif regroupant les ministres (et le président de la République lorsqu’il préside le Conseil des ministres).
  • Grâce (droit de) : vieil héritage de la monarchie absolue (à l’aube du 3ème millénaire, le doute est permis quant à sa légitimité) et prérogative personnelle du président de la République, son usage permet d’atténuer/ remettre tout ou partie de la peine d’un condamné.
  • Groupe de pression/ d’intérêt (de l’anglais lobby) : ensemble de personnes unies par un(des) intérêt(s) commun(s) et ayant pour objectif de rallier les pouvoirs publics à la défense de ce(s) même(s) intérêt(s) par la voie législative, normative et/ou réglementaire. Cette activité d’influence est appelée lobbying (anglicisme).
  • Haute Cour de justice : juridiction compétente en cas de haute trahison du président de la République (titre IX). Les membres du gouvernement, dans l’hypothèse où les éventuels crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions le justifie relèvent non plus de la Haute Cour mais d’une Cour de justice de la République (titre X), ce depuis la révision constitutionnelle du 27 juillet 1993.
  • Haute trahison : terme (pas de définition juridique précise) qualifiant les actes de nature criminelle mettant en cause l’intérêt supérieur de la nation commis par le président de la République.
  • Immunité parlementaire : disposition du statut des parlementaires qui a pour objet de les protéger dans le cadre de leurs fonctions. En France, elle est définie par la Constitution en son article 26.
  • Incompatibilité : interdiction faite à un individu de cumuler un mandat politique avec certaines fonctions publiques ou privées.
  • Inéligibilité : situation qui entraîne l’incapacité d’être élu ; 1. inéligibilité absolue, situation qui rend inéligible dans toutes les circonscriptions électorales (ex. : certaines condamnations, la fonction de Médiateur) ; 2. inéligibilité relative, situation qui rend inéligible dans certaines circonscriptions seulement (cas des fonctionnaires d’autorité).
  • Intérim (d’une fonction) : période durant laquelle une autre personne que son titulaire exerce une fonction publique.
  • Investiture : à l’origine cérémonie de prise de possession du fief (système féodal), le terme « investiture » englobe deux notions, telles que : 1. mode de désignation des candidats d’un parti politique à une élection ; 2. autorisation donnée au gouvernement par le Parlement d’entrer en fonctions (vote de confiance sous la Vème République).
  • Inviolabilité : sauf flagrant délit, un parlementaire ne peut être poursuivi ou arrêté pour une infraction en dehors de l’exercice de ses fonctions sans autorisation de l’assemblée à laquelle il appartient.
  • Irresponsabilité : dans l’exercice de ses fonctions, un élu ne peut être poursuivi, recherché, arrêté, détenu ou jugé pour ses opinions ou votes exprimés.
  • Juridiction : synonyme de tribunal. Se distinguent l’ordre administratif (tribunaux administratifs) et l’ordre judiciaire (tribunaux répressifs, tribunaux civils). Les juridictions se classent également d’après leur nature en « juridiction de droit commun » et « juridiction d’exception ». Enfin une juridiction doit toujours être située par le degré qu’elle occupe dans la hiérarchie judiciaire.
  • Légalité (principe de) : principe fondamental de l’action administrative faisant office de garantie élémentaire des administrés, et selon lequel l’Administration ne peut agir qu’en conformité avec le Droit.
  • Législatif (pouvoir) : organe chargé par la Constitution de faire la loi.
  • Législation : ensemble des lois.
  • Législature : durée pendant laquelle l’assemblée est en fonction, soit 5 ans sous la Vème République (hors cas de dissolution).
  • Loi : acte voté par le Parlement et établissant une règle générale écrite et permanente ; sous la Vème République, peut être également le fruit de la volonté directe du peuple en cas de recours au référendum. 5 sous-ensembles :
  • 1. loi(s) fondamentale(s) : de nos jours, expression désignant la Constitution ou l’ensemble des textes formant la Constitution d’un pays (ex : Allemagne, Espagne). Sous l’Ancien Régime, ensemble des lois généralement coutumières qui tenaient lieu de Constitution (règles de transmission de la Couronne, inaliénabilté du domaine royal…)
  • 2. loi organique : loi qui a pour objet l’application des dispositions constitutionnelles sur les pouvoirs publics et adoptée suite à une procédure particulière ;
  • 3. loi d’habilitation (ou de délégation) : loi qui autorise le gouvernement à prendre des mesures relevant normalement du domaine de la loi (cf. Décret-loi ; Ordonnance) ;
  • 4. projet de loi : texte adopté en Conseil des ministres et proposé à l’examen/ vote du Parlement par le gouvernement ;
  • 5. proposition de loi : texte d’origine parlementaire proposé à l’examen/ vote du Parlement.
  • Majorité :
  • 1. groupement de voix qui l’emporte dans un vote :
  • *Majorité absolue : la moitié des suffrages exprimés plus un ;
  • *Majorité qualifiée : pourcentage des suffrages exprimés supérieur à la majorité absolue (ex : majorité des 2/3) ;
  • *Majorité relative (ou simple) : nombre de voix supérieur aux autres résultats et n’ayant pas permis de dégager une majorité absolue ;
  • 2. Parti ou coalition de partis détenant la majorité des sièges du Parlement et servant d’appui à l’action du président de la République. On parle alors de majorité présidentielle.
  • Mandat : en politique, acte par lequel un individu ou groupe d’individus confie à un autre le soin de le représenter juridiquement. Depuis 1958, le mandat impératif est interdit, signifiant ainsi qu’un parlementaire conserve sa liberté de vote et n’aura à justifier la bonne tenue des engagements passés auprès de ces électeurs que lorsqu’il sollicitera d’eux un nouveau mandat.
  • Ministère : 1. ensemble des membres composant le Cabinet ministériel ou Gouvernement ; 2. groupe de services publics placés sous l’autorité d’un ministre. Chacun de ces groupes est composé d’une administration centrale et de services extérieurs situés en différents points du territoire.
  • Ministre : membre du gouvernement ; les ministres d’Etat sont eux des « superministres » récipiendaires de ce titre honorifique destiné à valoriser leur importance politique.
  • Monocamérisme : parlement composé d’une seule chambre.
  • Multipartisme : présence sur l’échiquier politique d’au moins deux partis (logiquement de sensibilité différente).
  • Navette (parlementaire) : procédure consistant à faire se renvoyer un projet de loi entre Assemblée nationale et Sénat en vue d’arriver à un compromis définitif des deux chambres sur sa teneur.
  • Non inscrit : parlementaire n’appartenant pas ou n’étant pas apparenté à un groupe parlementaire.
  • Opposition : parti(s) politique (s) s’opposant à l’action gouvernementale.
  • Ordonnance : acte juridique (en France, prévu par l’article 38 de la Constitution) pris par le gouvernement après autorisation (pour une période donnée) du Parlement dans des matières relevant normalement du domaine de la loi.
  • Ordre du jour : ensemble des questions à débattre au cours des séances/ réunions du Conseil des ministres, de l’Assemblée nationale, du Sénat…
  • Panachage : possibilité offerte à un électeur de rayer un ou plusieurs noms sur la liste pour laquelle il s’apprête à voter et de les remplacer par le(s) nom(s) du ou des candidat(s) de son choix présent(s) sur d’autre(s) liste(s).
  • Parlement : Dans un système bicaméral, désigne l’ensemble des deux assemblées (chambre basse et chambre haute ; en France Assemblée nationale et Sénat).
  • Parlementaire (régime) : régime politique caractérisé par une séparation souple (ex : moyens d’interaction tels que la responsabilité, la dissolution) et collaborative (ex : l’organe exécutif participe à l’initiative des lois et le législatif autorise la ratification des traités) des pouvoirs exécutif et législatif.
  • Perchoir (le) : bureau du Président de l’Assemblée nationale dans l’hémicycle, situé en hauteur et dominant l’ensemble de la salle des séances.
  • Plébiscite : consultation directe du peuple, appelé à se prononcer par « oui » ou par « non » à une question d’importance nationale ; cette consultation revêt souvent un caractère personnel, le soutien (ou son absence) se décidant essentiellement sur un homme que sur un programme (cf. bonapartisme).
  • Politique : étymologiquement « qui concerne les citoyens » ;
  • 1. science du gouvernement des Etats ;
  • 2. manière de gouverner (ex : politique libérale, autoritaire, réactionnaire…) ;
  • 3. ensemble des affaires publiques (ex : politique intérieure, politique extérieure…).
  • Populisme : Il trouve son fondement dans une des doctrines alors en vogue dans la Russie tsariste de la fin du 19ème siècle, le narodnichestvo (combinaison « du peuple » et de « populiste »). Les élites locales signifiaient ainsi leur volonté de renouer avec les valeurs dites populaires, à des fins d’instruction principalement, tout en permettant auxdites élites de s’enrichir intellectuellement au contact de ce même peuple.
  • Préambule : partie introductive d’une Constitution.
  • Premier ministre : sous la Vème République, désigne le chef du gouvernement.
  • Président du Conseil : sous la IIIème et IVème République, désigne le chef du gouvernement.
  • Présidentiel (régime) : régime politique caractérisé par une séparation stricte des pouvoirs exécutif et législatif. Le président, à la fois chef de l’Etat et du gouvernement, n’est pas responsable devant le Parlement mais ne dispose pas du droit de dissolution.
  • Promulgation : acte du président de la République rendant exécutoire (après sa publication au Journal officiel) une loi votée par le Parlement.
  • Questeur : membre du bureau d’une assemblée parlementaire chargé des problèmes de gestion et d’administration d’une assemblée (personnel, locaux, matériel).
  • Question (écrite ou orale) : moyen du contrôle parlementaire sur l’action gouvernementale.
  • Question (de confiance) : mise en jeu par le gouvernement de sa responsabilité à l’occasion du vote d’un texte jugé crucial pour la poursuite de son action.
  • Quorum : nombre de membres dont la présence est nécessaire pour qu’une assemblée, une commission ou une conférence puisse valablement siéger.
  • Quotient électoral : nombre de suffrages nécessaires pour obtenir un siège dans un scrutin à la représentation proportionnelle.
  • Rapporteur (d’une commission) : parlementaire chargé de rendre compte en séance des analyses et amendements d’une commission au texte examiné.
  • Référendum : consultation semi-directe du peuple sur un sujet important pour la vie de la collectivité. Se distinguent le référendum législatif (article 11), destiné à l’approbation d’une loi et le référendum constituant (article 89), destiné à l’approbation d’un texte constitutionnel.
  • Règlement : acte de portée générale et impersonnelle émanant du pouvoir exécutif.
  • Réglementaire (pouvoir) : relève de la compétence des autorités exécutives et administratives telle que déterminée par la Constitution.
  • Saisine : action procédurale qui permet de porter une affaire ou un recours devant un organe juridictionnel (ex : saisine du Conseil constitutionnel).
  • Scrutin : ensemble des opérations électorales (recueil des suffrages…). Les deux principaux modes de scrutins :
  • 1. le scrutin majoritaire : est (ou sont) élu(s) le (ou les) candidat(s)/ liste de candidats ayant obtenu la majorité des suffrages ; il peut y avoir un ou deux tours.
  • 2. le scrutin à la représentation proportionnelle : prévu en un seul tour, un nombre de sièges proportionnel au nombre de suffrages recueillis est attribué aux différentes listes en présence ; ce système peut être aménagé par des « primes » au vainqueur pour dégager une majorité plus nette capable de gouverner.
  • Séance : réunion d’une assemblée pendant une session.
  • Secrétaire d’Etat : membre du gouvernement ayant pour fonction d’épauler un ministre ou de diriger un département ministériel de moindre importance. Sa présence au Conseil des ministres dépend des ordres du jour des réunions.
  • - Sénat : seconde chambre (ou chambre haute) du Parlement. Depuis la IIIème République, le Sénat est élu au suffrage indirect et assure la représentation des collectivités territoriales. Le Sénat de la Vème République participe au pouvoir législatif et possède des pouvoirs de contrôle (questions et enquêtes), sans toutefois pouvoir mettre en jeu la responsabilité politique du gouvernement. Equilibre des pouvoirs oblige, il ne peut être dissous.
  • Séparation des pouvoirs : arbitrage des tâches politiques entre plusieurs fonctions, législative, exécutive et judiciaire. Cette division est destinée à éviter tout risque d’apparition d’un régime autoritaire.
  • Session : période de l’année pendant laquelle une assemblée est en droit de siéger. Dans l’intervalle des sessions ordinaires, une assemblée peut se réunir en session extraordinaire, dans les conditions fixées par les textes. Attention à la confusion entre session et séance.
  • Souveraineté nationale : principe absolu et perpétuel selon lequel la souveraineté appartient à la Nation.
  • Suffrage : matérialisation de l’opinion d’un électeur. Il peut être restreint (réservé à certains citoyens), censitaire (restreint par des conditions de revenu ou d’imposition), universel (ouvert à tous les citoyens répondant à des conditions minimales de nationalité, d’âge et de droits civiques).
  • Suppléant : personne élue en même temps qu’un parlementaire qu’elle pourra être amenée à remplacer dans certains cas de vacance du siège : décès, désignation du parlementaire comme membre du gouvernement ou du conseil constitutionnel, prolongation au-delà de six mois d’une mission temporaire confiée par le gouvernement.
  • Tutelle : contrôle exercé sur les collectivités décentralisées (département, commune, établissement public).
  • Union européenne : désormais organisation internationale qui regroupe la majorité des Etats du continent européen, l’UE est à l’origine le fruit de l’objectif défini dans le cadre des Communautés européennes en 1972 visant à l’établissement d’une forme d’union politique entre les Etats membres.Longtemps restée lettre morte, elle est officiellement instituée par le traité de Maastricht, « traité sur l’Union européenne ». Le concept rassemble aussi bien les objectifs d’union économique et monétaire que, sur le plan politique, la coopération en matière de politique étrangère et de défense, ou encore de sécurité intérieure et de justice.
  • Vacance : absence temporaire de titulaire pour une fonction (administrative, parlementaire, gouvernementale…).
  • Veto : droit permettant au pouvoir exécutif de s’opposer à l’entrée en vigueur d’une loi votée.
  • Voeu : nom donné aux simples manifestations d’opinion comportant un souhait, émises sous forme de votes par les assemblées des collectivités locales.
  • Votants : électeurs ayant effectivement participé à un scrutin donné.
  • Vote : acte par lequel un citoyen participe, en se prononçant dans un sens déterminé, au choix de ses représentants ou à la prise d’une décision.Il peut être facultatif (vote que le citoyen est libre d’émettre ou de ne pas émettre), obligatoire (vote imposé par la loi, sous peine de sanction en cas d’abstention), par procuration (vote par l’intermédiaire d’une personne désignée par l’électeur), préférentiel (vote offrant la faculté pour l’électeur de modifier l’ordre de présentation des candidats sur une liste), public (vote dont le sens émis par chacun est connu de tous) et secret (vote organisé de manière à ce que le choix de chacun soit ignoré tant des autorités que des autres électeurs, garantie de son indépendance).

Jeremy Hureaux

Tags:, , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Passionné de la vie publique et ses méandres, coordinateur du site Politique.com Twitter : @politique
A lire aussi :

2 réponses à “Dictionnaire politique” Subscribe

  1. Dye 18 juin 2013 à 18 h 30 min #

    C est tres interessant
    Je voudrais avoir un site qui ns montre les rapports politiques et adminitratif.
    Avoir des facilites pour les rediger
    Merci

  2. ben-sirac kimbwanga 12 décembre 2013 à 21 h 56 min #

    C est bien mais je souhaite un enrichissement des nouveaux jargons politiques

Laissez une réponse