Jean-Luc Mélenchon, ou l’homme qui veut « abattre l’austérité »

C’est dans le 11ème arrondissement de Paris que plusieurs centaines de personne se sont réunies vendredi dernier dans le gymnase Japy afin d’assister au meeting de Jean-Luc Mélenchon. Sous l’acclamation des militants, les drapeaux se baissent, le député européen remercie le public et commence sa diatribe contre l’austérité. D’un ton solennel, il clame « le droit de vivre contre l’austérité ».

La situation européenne prend une grande partie de son allocution. Lorsqu’il parle de la Grèce, de l’Espagne ou du Portugal, c’est comme d’une « chaîne qui va craquer », la France est inclue dans cette « chaîne ». Il prône le « droit de résister face à la finance » et cite « ce nul de Papandreou » comme contre-exemple à cette résistance.

S’appuyant des chiffres de croissance, il ironise entre les 3% allemands et les 9% argentins. L’Argentine, pays qu’il a visité et dont il se sert d’exemple comme application réussie de sa politique au plus haut niveau du pouvoir.

Il repart ensuite à l’assaut de la finance, « faces de pierre qui étranglent les peuples ». L’ancien candidat à la présidentielle met le citoyen au centre de son développement contre l’austérité, « la crise est une escroquerie ». Là, c’est l’ovation et les drapeaux se lèvent. En feintant l’énervement, il appelle à la « résistance intellectuelle » et à une « révolution citoyenne » et conclu « Ça suffit ! ».

La victime ? François Hollande. « tu perds ton temps à cajoler le monde de la finance », « c’est des coups qu’il faut donner ! » dit-il. Amateur d’ironie, Jean Luc Mélenchon n’y va pas de main morte et qualifie le président français de « social-démocrate jusqu’au trognon ».

Il dresse ensuite le bilan du mandat Hollande en cours avec en tête de proue la hausse de la TVA, qui lui permet de rapprocher le président socialiste à Nicolas Sarkozy, tout en se défendant de faire le jeu du Front national. Le plan Gallois sur la compétitivité est aussi décrié, « qu’est-ce qu’il a de gauche ? » demande-t-il au public.

De la compétitivité, il s’en faut peu pour que le co-leader du Front de gauche taille un costume au modèle allemand. « Un pays triste de libéralisme, au gouvernement au comportement arrogant, et n’ayant aucune leçons à donner à la France » selon lui. Pour cause, une Allemagne avec trois fois plus de travailleurs pauvres et deux fois plus d’emplois précaires.

Après plus d’une heure et demie de discours, il expose l’objectif de son parti « de se constituer en front du peuple » et appelle « le Peuple français à se mettre en marche ». Il se présente comme « capable de gouverner ce pays autrement ».

L’ovation du public se termine avec le retentissement de l’Internationale suivie de la Marseillaise. Jean-Luc Mélenchon lui se prépare pour son prochain rendez-vous : la contestation contre le projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame des Landes.

Livia Camara et Martin Planques

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Etudiant Parisien en droit et en journalisme. Partial mais juste La vingtaine Elève de l'ESJ Paris et de la Sorbonne Paris I (L2 Droit) Armé d'ambitions Aime le Whisky

Une réponse à “Jean-Luc Mélenchon, ou l’homme qui veut « abattre l’austérité »” Subscribe

  1. bidibule 27 novembre 2012 at 0 h 10 min #

    « article » pauvre, pas d’analyse, pas de critique, rien, les auteurs sont juste très contents de se relire et ce sont malheureusement les seuls

    juste perdu mon temps après avoir cliqué sur le titre pour dire la vérité

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