DSK mis en examen dans l’affaire du Carlton

Suite à son audition devant les enquêteurs lillois avancée à lundi, Dominique Strauss-Kahn a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Il encourt 20 ans de prison et trois millions d’euros pour « proxénétisme aggravé en bande organisée ».

DSK n’en a toujours pas fini avec ses déboires judiciaires. Après avoir passé 3 jours en garde à vue pour être interrogé sur l’affaire dite du Carlton de Lille, l’ancien président du FMI devait être convoqué mercredi pour une nouvelle audition. Mais pour éviter le « barnum médiatique« , le parquet de Lille a avancé cet interrogatoire à lundi 26 juin. Mis en examen pour « proxénétisme aggravé en bande organisée », Dominique Strauss-Kahn n’est plus inquiété pour le « recel d’abus de bien sociaux ». Si les enquêteurs ne doutent pas de la participation de DSK aux soirées coquines organisées notamment par Fabrice Paszkowski, ils cherchent à savoir l’ancien ministre socialiste savait que les femmes fréquentées pendant ces soirées étaient rémunérées.

Placé sous contrôle judiciaire « avec interdiction d’entrer en contact avec les mis en examen, les parties civiles, les témoins et tout organe de presse à propos des faits objets de la procédure », Dominique Strauss-Kahn a également dû verser une caution de 100.000 euros. Mais cette mise en examen ouvre un nouveau volet de la procédure judiciaire, qui peut servir les intérêts de l’ancien patron du FMI.

Une convocation devant le tribunal attendue

La mise en examen de Dominique Strauss-Kahn, avec tout les sous-entendus péjoratifs qu’elle comporte, va permettre à ses avocats de mieux préparer sa défense. En effet, ils vont accéder à l’intégralité du dossier monté par les magistrats contre l’ancien favori des sondages. En découvrant les soupçons précis et les éléments de l’enquête, les avocats vont commencer à travailler sur du concret.

La progression de l’enquête vers une mise en examen tend à prouver que les auditions de DSK ont fourni aux juges des indices suffisants pour poursuivre le travail d’investigation pendant quelques mois encore. Un travail qui devrait déboucher sur une convocation devant un tribunal. En effet, un non-lieu dans cette affaire paraît peu probable : si les juges manquaient d’éléments assez forts, ils n’auraient pas pu mettre en examen Dominique Strauss-Kahn. Un dossier complètement vide aurait profité à DSK, au bénéfice du doute.

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