L’hystérie Obama en chute libre

Alors que 88 % de français souhaitent la victoire de Barack Obama, selon un sondage Harris Interactive réalisé pour le journal Marianne, le phénomène Obama prend peu à peu un aspect différent aux Etats-Unis dans la presse américaine et dans les sondages.

 

Selon une étude quotidienne de l‘institut Gallup, réalisée entre le 11 et le 17 octobre (soit en partie après le deuxième débat), Mitt Romney disposerait de 7 points d’avance sur son adversaire (52%-45%). Un autre sondage, du nom de Rasmussen donne lui aussi Romney vainqueur à 49% contre 48%. Enfin, selon RealClearPolitics, Romney obtiendrait 47,7 % contre 46,7 % pour Obama.

« Qui serait plus à même de rehausser l’économie américaine ? » « Qui serait plus à même de se charger du plan de santé américain ? » « Qui prendrait mieux en main les problèmes de taxes et de déficit ? » A toutes ces questions, réalisées par une étude CNN après le deuxième débat, le républicain Mitt Romney arrivait en tête ; Et souvent avec un écart considérable ( pour l’économie ou le déficit : 58%-40% et 59%-36%).
Pour suivre les sondages, je vous propose un outil utile, disponible sur le site du Huffington Post : cliquez ici.

La popularité d’Obama en prendrait-elle un coup ? L’homme qui a bénéficié du soutien de la plupart des grands médias américains en 2008 apparaît désormais dans la presse américaine comme un leader faible. Incapable de résoudre les problèmes économiques du pays, trop peu influent, voire médiocre sur la scène internationale… Une image bien loin de celle que s’était donné Obama lors de l’investiture américaine il y a quatre ans ; ou du moins, de celle qu’espérait ses électeurs. La une de Newsweek, magazine réputé pour avoir une sensibilité politique plus à gauche qu’à droite, donne une claque au parti démocrate : « Hit the Road, Barack – Why we need a new President »,  littéralement : « Va-t’en Barack Pourquoi avons-nous besoin d’un nouveau président ».

 

Pour comprendre cette chute, il faut regarder les chiffres : 114 000 emplois ont été crées en Septembre ; un chiffre nettement inférieur à celui qu’il devrait être pour que le nombre de personnes qui travaillent sur la population totale américaine se maintienne. Le chômage n’a donc pas baissé sous Obama. Le nombre de chômeurs et de demandeurs d’emploi s’élève a 14.7 % selon Forbes. Le chiffre de chômage est resté au dessus de 8 % pendant près de 43 mois.

45 millions de personnes mangent grâce aux « food stamps », un programme alimentaire établi sous forme de « tickets restaurants », que l’état fourni. Ce chiffre est le plus élevé depuis l’instauration du programme en 1939.

Le prix du carburant a augmenté de 110 % depuis 2009.

Enfin, l’endettement s’est accru à un rythme ahurissant : près de 6000 milliards de dollars de plus depuis l’élection de Barack Obama.

 

Mais si vous lui demandez pourquoi, ce dernier dira sans doute que c’est la faute de son prédécesseur… En France et ailleurs, on dira encore qu’Obama est le bon samaritain ; Et on ne voudra toujours pas entendre parler de Mitt Romney, le Lucifer des temps modernes, un capitaliste sans pitié, fanatique, haineux des femmes et xénophobe. Rien que ça ?

 

Ilana Ferhadian

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Etudiante en journalisme, se spécialisant dans les questions internationales. Intraitable, polémiste quand ça lui prend et d'une subjectivité monstrueuse.

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