L’archevêque argentin José Maria Bergoglio devient le pape François

José Maria Bergoglio, qui succède à Benoît XVI ce 13 mars 2013, est argentin et devient de facto le premier archevêque des Amériques à accéder à la plus haute charge de l’Eglise catholique. Héritier de Saint Pierre et de la doctrine millénaire de l’Eglise, il appartient à l’ordre des Jésuites fondé par Saint Ignace de Loyola en 1540 après J.C.

L’homme

Ordonné prêtre en 1969 et promu archevêque de Buenos Aires en 1988, il combat la misère présente dans les bidonvilles existants dans la capitale en se plaçant aux cotés des plus pauvres et en dénonçant la classe politique et les élites de son pays. Eprouvé par les conditions de vies de ses paroissiens, il n’hésitera pas à déclarer que « la pauvreté est une violation des droits de l’homme ».

Très actif sur les thèmes de société, il a également pris position sur la question du mariage homosexuel en s’opposant à la politique libertaire de la présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner. C’est d’ailleurs la ligne officielle dictée par la Compagnie de Jésus comme le rappelait le jésuite Fédérico Lombardini qui déclarait que le mariage « c’est admettre qu’un mari et une épouse soient reconnus publiquement comme tels et que les enfants qui viennent au monde puissent savoir et dire qu’ils ont un père et une mère ».

L’appartenance aux jésuites

De par sa formation jésuite, l’actuel pape aura consacré cinq années d’étude à la philosophie et aux sciences, cinq autres à enseigner, et encore quatre années à étudier la théologie. Ces quinze ans nécessaire à la constitution d’une solide culture théologique laisse croire, qu’à la suite de Benoît XVI, le nouveau pape François n’est pas seulement un practicien –dans les bidonvilles- de la charité chrétienne mais également un éminent intellectuel.

C’est finalement la devise de la Compagnie de Jésus « Ad majorem dei gloriam » [2] qui résume bien la personnalité de ce nouveau pape : il comprend sa mission d’apostolat à travers l’action qu’il mène auprès des pauvres mais aussi par une réflexion de haut niveau dans ses homélies sur le rapport entre chrétienté et pauvreté.

Edouard d’Espalungue

Notes-

[1] L’expression « Compagnie de Jésus » désigne les jésuites, qui en sont les membres.

[2] L’expression se traduit en français par : « À la plus grande gloire de Dieu »

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