Le prix Orange du livre : le prix « Modem » sans âme de la littérature

Le prix Orange du livre : le prix « Modem » sans âme de la littérature

Et pourtant j’en fais un texte, un billet, j’y travaille, j’y effectue des recherches. Ce que je peux être navrant parfois… 

Et voilà, après le Goncourt, le Renaudot, après le livre politisé symbolisé par le prix Interallié (rime inconsciente..), voilà que la marque « Orange », l’un des géants de la téléphonie hexagonale et détentrice de parts dans beaucoup de sociétés nationales, nous rappelle qu’elle a aussi un pied-à-terre dans la littérature ! Chaque année, quelques grandes figures du roman français (ou « franchouille ») disposent d’une pléthore de romans que nombre d’éditeurs auront bien voulu leur présenter, afin qu’un jury désigné en sélectionne le meilleur cru et décerne un prix qui désormais a sa petite réputation dans le « milieu ». Restons, cependant, lucides, quand on sait qu’une erreur de la chanson française portant le nom de Camelia Jordana fait partie intégrante du jury.

Relativisons donc l’importance de ce prix.

Un prix qui comporte quand même d’excellents romans, que l’auteur de ce billet va colorer en… orange, laissant les autres dans le puits sans fond de l’histoire littéraire…

La liste des 33 romans sélectionnés par le jury du prix Orange du livre est la suivante :

- Carole Zalberg, A défaut d’Amérique, Actes sud

- Gilles Paris, Au pays des kangourous, Don Quichotte édition (Je connais l’écrivain, il est super sympa)

- Arthur Dreyfus, Belle famille, Gallimard (lire la critique rédigée il y a quelques mois, dans ce même canard)

- Régis Jauffret, Claustria, Seuil (Superbe, texte directement inspiré d’un fait divers, en hiver, d’un père autrichien qui a séquestré sa fille, l’a aimé, l’a choyé, avec méthode et cruauté..)

- Stéphanie Polack, Comme un frère, Stock

- Dominique Fabre, Il faudrait s’arracher le cœur, L’Olivier

- Dominique Eddé, Kamal Jann, Albin Michel

- Cypora Petitjean-Cerf, La belle année, Stock

- Nicolas Fargues, La ligne de courtoisie, POL

- Akli Tadjer, La meilleure façon de s’aimer, JC Lattès

- Sandra Kollender, La tête à toto, Steinkis

- Ariel Kenig, Le miracle, L’Olivier

- J.M. Erre, Le Mystère Sherlock, Buchet Chastel

- Yasmine Char, Le palais des autres jours, Gallimard

- Elisabeth Laureau-Daull, Le syndrome de glissement, Arléa

- Rithy Panh et Christophe Bataille, L’élimination, Grasset

- René Corona, L’hébétude des tendres, Finitude

- Franck Pavloff, L’homme à la carrure d’ours, Albin Michel

- Salim Bachi, Moi, Khaled Kelkal, Grasset

- Bruno Masi, Nobody, Naïve

- Isabelle Monnin, Second tour ou Les bons sentiments, Lattès

- Maylis de Kerangal, Tangente vers l’Est, Verticales

- Emile Brami, Un baiser blanc, L’Éditeur

- Christophe Mouton, Un garçon sans séduction, Julliard

- Richard Morgiève, United Colors of Crime, Montparnasse

- Nathalie Léger, Suppléments à la vie de Barbara Loden, POL

- Jean Philippe Toussaint, L’urgence et la patience, Minuit

- Daniel Pennac, Journal d’un corps, Gallimard (Lire Pennac, c’est se promener dans le jardin de son enfance d’un pas cynique et allègre)

 – Martine de Rabaudy, Électrochocs, Flammarion

 – Bernard Quiriny, Une collection très particulière, Seuil

 – Régis Delicata, Rhapsodie pour une dent creuse, Grasset

- Gaëlle Josse, Nos vies désaccordées, Autrement

 – Marie-Sabine Roger, Bon rétablissement, La Brune

Voilà, il n’y a, pour le critique forcément subjectif et de mauvaise foi que je suis, que quelques livres  littéraires qui en valent vraiment le coup. Pardon.

Mounir Belhidaoui

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Passionné de la vie publique et ses méandres, coordinateur du site Politique.com Twitter : @politique

One Response to “Le prix Orange du livre : le prix « Modem » sans âme de la littérature” Subscribe

  1. Jeremy Hureaux 17 avril 2012 at 1 h 30 min #

    De bonnes pistes pour ET sur une chaise longue ET les soirées près du feu :)
    Merci pour l’article Mounir !

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