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LA MENACE DU NUCLEAIRE IRANIEN - 30 novembre 2009 -
Ce pays est soupçonné de vouloir détenir un armement nucléaire ou thermonucléaire. Les menaces qu’il profère rendent cette perspective inquiétante. Les nations qui détiennent déjà ce genre d’arsenal entendent entraver cette ambition. Tout comme les Etats-Unis entreprirent jadis de l’interdire à la France en mettant l’embargo sur les ordinateurs seuls capables d’en opérer les calculs.
Le principal pays menacé, du moins par le verbe incendiaire de certains dirigeants iraniens, est Israël. Nation qui détient déjà l’armement en question, et est perçu en Iran comme une menace d’autant plus grave que la capacité nucléaire y est sérieuse, et que les missiles « Jericho » en ont la bonne portée.
Complétons l’analyse. L’URSS et les USA se sont affrontés 45 ans dans la guerre froide, sans jamais appuyer sur le bouton atomique. L’Inde et le Pakistan, tous deux puissances nucléaires et en situation d’affrontement sinon de belligérance quasiment depuis leurs indépendances, n’ont pas davantage fait usage de cet armement.

Au cours de la deuxième guerre mondiale, tous les participants au conflit détenaient des gaz de combat. Ils n’étaient que l’héritage funeste du conflit précédent, mais avaient été proscrits par la communauté internationale. Vous ne verrez pas de photo de soldat allemand sans le cylindre contenant le masque à gaz. Pourtant, personne ne les a utilisés, même dans les situations les plus désespérées.
Il semble donc que ce soit l’équilibre des menaces et des outils qui conduisent au non emploi des armes de destruction massive. La conclusion logique serait alors que, tant que les Iraniens n’auront pas d’armement nucléaire, des actions d’autres types seront à redouter de leur part. Et qu’une fois qu’ils en seront équipés, l’équilibre sera obtenu, comme nous l’avons vu durablement dans d’autres confrontations. Et l’usage devrait logiquement demeurer aussi improbable que chez les détenteurs antérieurs de cette puissance de feu.
Dès lors, pourquoi s’inquiéter tant de l’ambition iranienne ? A moins d’être persuadé que le gouvernement de Téhéran ne soit intrinsèquement plus fou et plus dangereux qu’Adolf Hitler, celui-là même qui s’est abstenu d’utiliser les gaz de combat défendus, dont il avait pourtant une ample provision.
JP, l’avocat du diable, Jissey (illustration).
Sources : Politique.com, JP
"L'avocat du Diable", Jissey
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