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ET POURTANT, IL SEMBLERAIT QU'IL
L'AIT FAIT - 16 juin 2008 -
Je l’aimais bien, moi, le "petit
garçon" un peu surexcité ; il avait, de
mon point de vue, une forme d’idéal et une façon
de voir le futur de la France qui me plaisaient.
Et puis, patatra, il aura fallu qu’il le fasse ! Il
aura fallu qu’il utilise le pouvoir de diriger la nation
que nous lui avions donné pour perpétrer un
acte strictement personnel, pour frapper là où c’était
non seulement injustifié, mais aussi totalement inutile.
Si, encore, il avait fait virer l’un de ces journalistes
des chaines publiques qui osent se présenter sur le
plateau sans même le respect qui consiste à mettre
une cravate et qui utilisent à des fins politiciennes
l’audience dont ils disposent, j’aurais pu éventuellement
comprendre ; mais s’attaquer à PPDA… pourquoi
?? Ce dernier peut certes agacer, mais il n’a jamais été très
caustique. Alors, là, non, je ne comprends plus.
Il est un fait que la presse, dans sa quasi-totalité,
a une sensibilité plutôt agressive par rapport
aux gouvernements de droite. Sans doute imagine-t-elle qu’elle
a plus à craindre de ce côté. Mais alors,
pourquoi lui donne–t-il raison ?? Pourquoi s’attaque-t-il à un
personnage attachant et plutôt raisonnable, plutôt
qu’à ces journalistes partisans qui, depuis
plus de 20 ans, nous répètent les mêmes
slogans gauchistes. Crime de lèse-majesté ??
Il avait raison PPDA ; c’était plutôt
sympathique, pour un Président de la République
Française, d’avoir gardé une âme
de jeune garçon ! Ca nous changeait des poncifs Mittérandiens
et de l’apathie Chiraquienne ; ça donnait un
coup de jeune à une classe politique pour laquelle
nous n’avions plus beaucoup de respect ; bref, c’était
plutôt bien l’excitation permanente de celui
qu’il a comparé à un jeune garçon …
Pourquoi en a-t-il pris ombrage ?? Le pouvoir détruirait-il
tout sens de l’humour ??
Du coup, le peu de lumière entrevue disparaît
et laisse voir l’avenir plus sombre. Alors qu’on
commençait à y croire, les réformes à peine
démarrées montrent soudainement leurs limites
et puis … tout ressort : l’arrogance qu’on
croyait oubliée, le rapport Attali passé aux
oubliettes, le côté m’as-tu vu, l’omniprésence,
etc …
Pendant ce temps la dette publique, dont personne ne parlait
plus, fait de nouveau des siennes. Le ministère des
finances annonce fort discrètement que son poids dans
les comptes de la nation est passé à 1 209
milliards d’euros en 2007 : soit 63,9% du PIB contre
63,6% en 2006.
Et "on" nous dit que la France avance…
Désolé, Monsieur le Président, mais
dans ces conditions j’aurais, moi aussi, plutôt
tendance à vous appeler désormais Sarko. Le
respect, ça se mérite et pour être respecté,
il faut se garder de toute action non respectable.
Sources : Politique.com, Diego
Max
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