Christine Boutin… Et puis Hervé Morin ?

Si Nicolas Dupont-Aignan n’est visiblement pas prêt de jeter l’éponge, Christine Boutin l’a fait hier, sur le plateau du 20h de TF1 ralliant par la même occasion le camp du candidat-président Nicolas Sarkozy. Qui sera le prochain à s’éloigner de la course à l’Elysée ? Hervé Morin peut-être ? Indices.

Comme Christine Boutin, les candidats qui plafonnent à moins d’1% sont nombreux. De quoi les décourager dans la dernière ligne droite non pas par manque de motivation mais bel et bien par un calcul financier « intelligent » : le remboursement des frais occasionnés par la campagne présidentielle si la barre des 5% sont atteints. Or, à en croire les sondages, certains candidats, qui ont déjà du mal à accrocher les 500 parrainages nécessaires, n’auront probablement aucune chance d’atteindre l’objectif. Autrement dit : ils paieront de leur poche l’essentiel des frais de campagne. Alors que la Présidente du Parti chrétien-démocrate a annoncé son retrait au profit de Nicolas Sarkozy, le président-candidat va-t-il enregistrer le ralliement d’un autre supplétif, plafonnant à moins d’1% dans les sondages ? «On n’en est pas aussi loin que Christine Boutin» sourit un député du Nouveau Centre. Mais selon son entourage proche, il semble qu’Hervé Morin soit prêt à jeter l’éponge. La preuve sur son site Internet et plus particulièrement sur l’agenda de l’ancien ministre, lequel ne mentionne aucun déplacement de campagne. Un signe qui ne trompe pas.

Selon les informations relayées par liberation.fr , un proche d’Hervé Morin a fait savoir qu’il expliquerait son retrait en publiant une tribune prochainement. Le sénateur Hervé Maurey va même plus loin dans l’information : «Hervé Morin a toujours dit qu’il ferait le point sur sa place dans les sondages dans la deuxième quinzaine de février, et effectivement cette période approche». Cela approche, et les résultats ne sont pas flatteurs. Hervé Morin est crédité de moins de 1% des intentions de vote et sa récente sortie malencontreuse selon laquelle il aurait été présent lors du débarquement allié de juin 1944 n’a rien arrangé : le président de Nouveau Centre ne s’en sort pas/plus.

Outre les mauvais chiffres des sondages, la collecte des parrainages d’élus pour concourir à la présidentielle est elle-aussi compliquée, Morin s’étant plaint dernièrement d’avoir otenu autour de 280 signatures, soit «moins que Marine Le Pen». «C’est un tout, quand il n’y a pas d’effet d’entraînement auprès des fédérations, que les élus et les militants ne relaient pas la campagne, les signatures ne rentrent pas non plus», remarque Nicolas Perruchot, critique sur «l’absence de stratégie depuis le départ».

Le choix du ralliement

Apprendre qu’un homme politique sort de la course présidentielle c’est bien. Savoir pour qui appellera-t-il à voter, c’est mieux. De ce côté-là, les rumeurs et les bruits de couloirs vont bon train :  depuis la semaine dernière déjà, plusieurs proches du candidat Morin ont «senti qu’un rapprochement s’opérait pour Morin vers Sarkozy», (toujours selon liberation.fr). Va-t-il, comme Christine Boutin, rallier les rangs de l’UMP et Nicolas Sarkozy, pour qui il a fait une « pige au gouvernement » ? Rien n’est certain, c’est de l’ordre du « probable » pour l’instant, au plus grand bonheur des parieurs en tout genre, prêts à se jeter sur n’importe quel bruit de couloir.

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4 réponses à “Christine Boutin… Et puis Hervé Morin ?” Subscribe

  1. Romain Halbfisch 15 février 2012 at 10 h 11 min #

    En tout cas s’il se rallie à Sarkozy qu’il ne vienne plus nous parler de Centre!

  2. thibault ketterer 15 février 2012 at 23 h 39 min #

    Avec moins d’1% d’intention de vote ca n’a pas grand intérêt de se présenter, à part gâcher l’argent public pour se faire rembourser les frais de campagne…

  3. Jeremy Hureaux 16 février 2012 at 12 h 49 min #

    Sans guère de surprise, Morin s’en est donc allé. L’autre intérêt évident à « se présenter, puis se coucher » est de constituer une gêne même légère dans la pré-campagne pour le candidat favori de son camp au premier tour, en gros d’empiéter sur le positionnement. Ne reste plus qu’ensuite à négocier telle ou telle position ministérielle avantageuse, investiture…

    La « politique » aujourd’hui c’est simple comme bonjour finalement :-p

  4. Ali 23 février 2012 at 12 h 48 min #

    Effectivement, le PCD ne va pas aller jusqu’au bout s’il met en possibilité l’élimination de l’UMP au premier tour. J’ai fait cette erreur car je crois qu’il y a pas mal de gens qui commencent à penser que le candidat de l’UMP ne sera pas forcement Sarkozy.

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