L’UMP sur une seule ligne…ou presque

Enfin. Après 24h d’imbroglio politique – comme le définissait BFMTV, lors de ses interminables éditions spéciales – Jean-François Copé vient d’être déclaré président élu de l’UMP avec 50,03% des suffrages. A peine quelques minutes d’intervention pour Jean-François Copé qui devance son adversaire, François Fillon de seulement 98 petits bulletins. Le désormais premier chef de l’opposition appelle au rassemblement et demande « que le temps de l’action se fasse dans un bon esprit » et indique qu’il ne garde « ni amertume, ni rancoeur ». Il précise avoir eu François Fillon au téléphone et souhaite laisser toutes les guerres derrière lui.

La première mission de l’UMP, à présent, est d’obtenir une «vague bleue » durant les élections de 2014. Ceci n’est pas sans rappeler l’expression de la vague bleue marine que cherchait le FN lors des dernières élections présidentielles. Rappelons que la droite incarnée par Copé se veut décomplexée et beaucoup plus ouverte à droite qu’auparavant.

Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

Mais ce score pose d’ores et déjà plusieurs questions de légitimité. Des fraudes ont été dénoncées dans les deux camps notamment dans les Alpes Maritimes… Ce faible écart relance donc toutes les polémiques. Et face à la gauche, l’adversaire principal de l’UMP, comment le premier parti d’opposition arrivera-t-il à peser avec autant de division en son sein ? Car c’est une vraie fracture du parti que reflète cette élection. Fracture dénoncée par Gilbert Collard, député apparenté au Front National qui se frotte les mains mais ne dit chercher que ce qui « profite à la France ».

Pour Christian Jacob, c’est « une très grande victoire et une belle remontée » de Jean-François Copé si l’on considère les sondages durant la campagne qui donnaient François Fillon largement gagnant.

Grise mine dans le camp Fillon.

Il est 23h30 au siège de campagne de François Fillon. L’ancien premier ministre prend la parole. Le visage est fermé, la parole grave. Il conteste les méthodes de scrutins et les nombreuses irrégularités qu’il ne compte, pourtant, pas dénoncer.

Pour lui, une fracture « aussi bien politique que morale » est évidente au sein du parti . Même pas une minute de déclaration où il évoque brièvement son avenir politique qu’il dit incertain pour le moment et compte s’exprimer sur ce sujet dans les prochains jours. Il s’assigne pourtant un objectif : « réduire la fracture »

Comme l’exprime Jean-François Copé ce soir : « Mes mains et mes bras sont grands ouverts (…) il est temps que demain s’ouvre le temps du travail ». Il est pourtant difficile de croire tout de suite au rassemblement. La famille vit pour le moment au rythme des crises et des individualités. Il en faudra plus pour changer la couleur de la France aux municipales de 2014 ou, à plus long terme, aux présidentielles de 2017.

Jeanne Daudet

Un article à retrouver sur le Tatou.com

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Etudiant Parisien en droit et en journalisme. Partial mais juste La vingtaine Elève de l'ESJ Paris et de la Sorbonne Paris I (L2 Droit) Armé d'ambitions Aime le Whisky

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